Article 1
« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »
Concernant la séparation des Églises et de l'État
Adoptée au terme de longs débats parlementaires conduits notamment par Aristide Briand et Jean Jaurès, la loi du 9 décembre 1905 met fin au régime concordataire de 1801 et fonde le cadre juridique de la laïcité française. Organisée en cinq titres et trente-six articles, elle articule deux libertés indissociables : la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.
Article 1
« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »
Article 2
« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. (…) Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie destinés à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics. »
Cinq titres organisent l'ensemble du texte, des principes généraux jusqu'à la police des cultes.
Chacun est libre de croire, de ne pas croire, de changer de conviction. L'État protège ce droit fondamental.
Aucun culte n'est reconnu, financé ni privilégié par la puissance publique. L'État se tient à égale distance de toutes les convictions.
Les cultes s'exercent librement, dans le respect de l'ordre public. Les associations cultuelles organisent cette vie religieuse.
Les Églises et l'État relèvent d'ordres distincts. Cette séparation protège à la fois la liberté religieuse et la liberté politique.
Repère historique
La loi de 1905 ne s'applique pas en Alsace-Moselle, où subsiste le régime concordataire. Elle a été complétée et précisée par de nombreuses lois ultérieures (1907, 1908, 1924, et plus récemment 2021 sur le respect des principes de la République), mais ses articles 1 et 2 demeurent le socle intangible de la laïcité française.
Comprendre ce texte, c'est saisir comment notre République concilie pluralisme des convictions et unité du cadre commun.